Partager l'article ! Gestion des conflits (Agressivité et violence): 1. Agressivité et violence La violence et l’agressivité sont des ...
La violence et l’agressivité sont des phénomènes vécu au quotidien, elles sont à la fois effrayantes et fascinantes. Elles font peur par leurs côtés destructeur et imprévisible, elles fascinent parce qu'elles sont mystérieuse, elles cachent une cause. Nombreux sont ceux qui cherchent à les comprendre, les expliquer, les définir en plaçant ses origines dans la nature même de l'être humain. Elle sont donc présente, comment y faire face ?
D’après le dictionnaire Larousse l’agressivité c’est : une tendance à attaquer . D’un point de vue comportemental c’est : « une conduite physique ou verbale qui vise, consciemment ou non, à nuire, à détruire, à dégrader, à humilier ou à contraindre une personne. »
Mais l’agressivité c’est aussi un :
comportement naturel associé à la survie, elle serait utile et régulatrice de l'être
social.
comportement inacceptable selon des normes sociales données.
La violence c’est : « une situation d’interaction dans laquelle un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, contenue ou distribuée, en portant atteinte à un ou plusieurs autres à des degrés variables, soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leur possessions, soit dans leur participation symboliques et culturelles ; dans tous les cas, le recours à la force pour atteindre l’autre dans son intégrité physique et psychologique est décrit ».
L’approche éthologique :
agressivité est propre à l'homme comme aux autres animaux. Elle a deux fonctions, l’une conservatrice et l’autre destructrice.
D’après K. LORENZ, l'agression est un instinct et possède en elle-même une impulsion spontanée. Elle est nécessaire à la formation du monde parce qu'elle structure les relations sociales en les faisant évoluer vers l'échange et la communication. Il s'agit d'un instinct adaptatif, d'une tendance, d'une énergie « qui s'exprime à l'origine par l'activité et se manifeste ensuite sous les formes les plus différentes, à la fois individuelles et collectives, telles qu'elles résultent de l'apprentissage et de la transmission sociale, depuis la simple affirmation de soi-même jusqu'à la barbarie ». La vie serait façonnée par l'agression. Lorsque l'évolution de l'homme a permis qu'il domine son milieu, qu'il maîtrise des outils et des techniques de plus en plus sophistiqués, l'instinct est devenu nuisible, l'agressivité destructrice. De ce point de vue, on peut considérer les manifestations agressives destructrices comme un produit de la culture.
Les conceptions béhavioristes
La théorie « frustration-agression » de l’école de Yale.
Les théories de type béhavioriste étudient les relations entre les stimuli de l'environnement et l'agressivité. La privation de nourriture, de déplacement, les variations des paramètres extérieurs, tels que le bruit et la chaleur, sont autant de sources d'agressivité et d'irritabilité. D'autres études ont mis en évidence l'incidence des formes et des mouvements sur les comportements humains : les formes pointues ou irrégulières, les gestes brusques déclencheraient la peur et l'hostilité.
Les théories de L'apprentissage
L'apprentissage instrumental ou « apprentissage par la conséquence des
réponses ».
L’apprentissage par observation de modèles.
3. Profil de l'individu qui se livre à des actes de violences ?
Quelques soit la théorie employé pour expliquer le comportement violant deux familles de facteurs peuvent déclencher un comportement agressif.
Des facteurs :
endogènes, liés à l'agresseur et sa victime :
La personnalité de l’agresseur
Les aspects biologique
Un dysfonctionnement du système nerveux peut entraîner un comportement psychopathe.
Les hormones, en particulier la testostérone, peuvent jouer un rôle dans les comportements violents, c’est une des raisons pour laquelle les hommes sont au moins dix fois plus souvent impliqués que les femmes dans des actes de violence et que la violence se manifeste plus fréquemment entre 15 et 30 ans.
exogènes, liés aux contextes socioculturels et environnementaux :
Facteurs liés au contexte socioculturel
Valorisation de la violence par la société qui en fait du coup une norme et conduit les individus à développer des valeurs correspondantes.
Facteurs environnementaux
Le cadre de vie, les caractéristiques physiques d'un lieu ou le type d'activités qui s'y déroulent.
Le sentiment d'appartenance à un groupe (camarades agressifs).
L'influence des médias. Cette relation est réciproque.
Les effets du bruit (imposé), de la chaleur, de la promiscuité et de l'isolement diminuent le seuil de tolérance à la frustration.
Les études psychiatriques montrent qu’il existe six aspects de la personnalité pouvant servir d'indices de prédiction à une réaction violente, ce sont :
L'impulsivité.
L'instabilité émotive.
L'excitabilité.
L'intolérance à la frustration.
Le besoin immédiat de gratification.
L'impossibilité majeure de programmer le futur.
Ces traits de caractère laissent prédire un risque chez l'individu, mais ils ne se suffisent pas à eux seuls pour provoquer le geste agressif, certains facteurs vont potentialiser cette fragilité personnelle ; parmi eux on peut citer citons :
Les antécédents de violence, le poids de l'histoire personnelle.
La consommation d'alcool ou autres toxiques.
La similitude entre les événements passés, présents et à venir.
Certaines pathologies mentales.
Un dysfonctionnement du système nerveux peut entraîner un comportement psychopathe. Les hormones, en particulier la testostérone, peuvent jouer un rôle dans les comportements violents, c’est une des raisons pour laquelle les hommes sont au moins dix fois plus souvent impliqués que les femmes dans des actes de violence et que la violence se manifeste plus fréquemment entre 15 et 30 ans.
4. La situation qui incite à l’agression
Pour commettre un acte de violence, l'individu doit se sentir menacé dans son intégrité :
Au niveau physique, par :
l’insatisfaction des besoins de base.
Au niveau psychologique, par :
La violation de l'intimité,
L’impossibilité de vivre selon ses valeurs et ses croyances,
La privation de sa liberté d'agir,
La déresponsabilisation face à ses rôles sociaux.
Au niveau matériel, par :
la dépossession de ses biens et de ses possessions.
Une personne peut perdre toutes sa lucidité, cède à la panique et passe à l'acte lorsqu’elle :
a le sentiment d'être manipulée, qu'elle
se sent prise au piège, qu'elle
se sent impuissante à gérer une situation difficile, quand elle
subit des contraintes importantes qui durent dans le temps.
On estime qu’il existe neuf facteurs susceptibles de déclencher de l'agressivité chez une personne :
L’espace vital
Le mode de communication
L’estime de soi
La sécurité
L'autonomie
Le rythme
L'identité
Le confort
La compréhension
Des plus, la violence surgit quand l'individu à risque se trouve face à une victime potentielle, c'est-à-dire la personne susceptible d'être l'objet de violence. Pour certains auteurs, c'est une des fonctions du «bouc émissaire». Ce bouc émissaire peut être l’individu lui-même (suicide).
Dans les entreprises, lieux de production, le salarié peut vivre certaines contraintes comme une violence parce que faisant obstacle à sa liberté d'action et de décision. Aujourd'hui, les restrictions économiques menacent l'individu dans la satisfaction de son besoin élémentaire de sécurité. Le climat de travail est souvent imprégné de violences. La réponse, tout aussi violente, est parfois collective, elle ne vise pas uniquement le responsable de l'entreprise mais, à travers lui, les pouvoirs publics et l'Etat.
5. Les mécanismes des comportements agressifs.
La manifestation agressive se développe par paliers. Quand l'individu se sent menacé, on observe cinq phases dans l’évolution du comportement agressifs :
première phase :
accumulation émotionnelle, la personne montre une tension nerveuse ;
deuxième phase :
augmentation de la tension nerveuse, avec l'apparition d'anxiété et d'agitation psychomotrice ;
troisième phase:
la personne s'approche de l'état de panique ; elle voit les solutions à son problème disparaître l'une après l'autre ; elle n'a plus la capacité d'évacuer et de critiquer la situation ;
quatrième phase :
c’est le passage à l'acte violent; la tension accumulée s'échappe de manière incontrôlée;
cinquième phase
Elle est caractérisée par une détente ; la personne est alors vidée de son énergie. Apparition de la honte et des sentiments de culpabilité.
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